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À LA UNE

Je comprends ce qu'est l'épilepsie

Le Royaume-Uni compte plusieurs centaines de milliers d’épileptiques de tout âge. Cette maladie génère des consultations médicales, des soins, des prescriptions… Quelques repères et notions sont utiles pour comprendre de quoi il s’agit.

L’épilepsie, de quoi s’agit-il ?

A quel moment considère-t-on qu’il s’agit d’une maladie ?
Une crise unique en soit ne constitue pas une épilepsie-maladie. C’est la survenue de crises régulières (ou à plusieurs reprises), spontanées, qui fait parler de maladie épileptique et cela en dehors de toute affection médicale aiguë.

Il existe de multiples formes d’épilepsie compte tenu du type de crises, de leur localisation et de leur durée.

 

Comment se manifeste une crise d’épilepsie ?
Le cerveau comporte différentes zones avec pour chacune d’entre elles des fonctions spécifiques. Lors d’une crise, les manifestations sont de courte durée avec par exemple des secousses musculaires d’un bras, d’une jambe, ou des difficultés de langage.

Les conséquences éventuelles seront donc différentes selon le type de crise.

Précisons que les signes les plus courants sont la perte de connaissance avec tremblements, mais ils peuvent être minimes.
 

Deux types de crise peuvent exister :
Les crises généralisées

Le grand mal :
- Chute.
- Corps raide.
- Perte de connaissance.
- Convulsions pendant plusieurs minutes.
- Risque de morsure de la langue.
- Perte d’urine.
Le petit mal :
- Limité aux jeunes enfants (entre 5 et 10 ans).
- Perte de conscience de quelques secondes.
- Regard fixe et perte d’attention.
Les crises partielles

Simples :
- Sans perte de conscience.
- Perte momentanée du langage.
- Sensations bizarres et tremblements partiels (limités à un endroit du corps ou à un membre).
Complexes :
- Perte de conscience avec rupture de contact, souvent associée à une gestuelle automatique (battements des pieds ou des mains, ou mouvements de la bouche).

Existe-t-il des facteurs qui favorisent les crises ?
La baisse du taux de calcium ou de sucre dans le sang, peut entraîner des crises d’épilepsie chez un bébé au même titre que la fièvre.

Chez un enfant, une forte peur ou une joie intense peuvent être impliquées.

Par ailleurs, chez un adulte ou un adolescent, le stress, l’énervement, le manque de sommeil tout comme la fatigue peuvent déclencher des crises.
Comment fait-on le diagnostic d’épilepsie ?
Tout d'abord, le médecin posera des questions sur la durée et la fréquence des crises, leur contexte, leur déroulement.

Puis, il examinera la personne concernée.
Différents examens peuvent vous être prescrits. Ils vous seront expliqués par votre médecin.

Cancer colorectal : Je comprends les modalités diagnostiques

Le dépistage et le diagnostic précoce du cancer colorectal augmentent les chances de guérison. Fréquent chez les hommes et les femmes à partir de 50 ans, on peut le guérir quand il est détecté à temps. On peut même l'éviter, en traitant les polypes avant leur évolution vers une forme cancéreuse.

 

En quoi consiste le dépistage national du cancer colorectal ?
Le dépistage organisé est réalisé avec un test immunologique qui  permet de détecter la présence de traces de sang invisibles à l’œil nu dans les selles. Depuis mai 2015, un nouveau test immunologique plus simple et plus performant est utilisé. Ce test de dépistage (comme le précédent) est proposé de façon systématique aux personnes âgées de plus de 50 ans n’ayant aucun symptôme ni aucun symptôme personnel ou familial de cancer colo-rectal ou de polype. Si vous avez entre 50 et 74 ans, vous recevrez ainsi à votre domicile, tous les deux ans, un courrier vous invitant à consulter votre médecin traitant au sujet du dépistage du cancer colorectal. Si votre médecin le juge adapté à votre situation, il vous remettra le test de dépistage gratuitement et vous expliquera comment l’utiliser. Ce test est facile à réaliser, rapide et indolore. L'analyse du test est prise en charge à 100 % par l'Assurance maladie sans avance de frais. Si vous avez dépassé l'âge du dépistage systématique prévu dans le programme national  (plus de 74 ans) il est également recommandé de réaliser régulièrement un tel dépistage. Parlez-en à votre médecin. 
 

En quoi consiste la surveillance des patients à risque ?
Chez les personnes ayant un antécédent personnel ou familial de cancer colorectal ou de polype, et chez des patients souffrant d'une maladie inflammatoire chronique du côlon et/ou du rectum, il faut réaliser une coloscopie. La recherche de sang dans les selles est inadaptée dans ces situations.

Dans le cadre de la surveillance d'un polype, le rythme des coloscopies sera modulé selon sa nature et sa taille. En effet, en moyenne, on estime qu’un polype met cinq ans environ pour passer d’une forme bénigne à une forme cancéreuse et être ainsi, à l’origine d’un cancer au niveau du côlon. En fonction de leur taille ou de leur aspect, certains polypes sont plus à risque que d’autres. Parfois, l’évolution peut se faire en seulement quelques mois. Il est donc important de respecter les consignes données par votre médecin.

La coloscopie consiste à introduire par l’anus un endoscope, tube souple muni d'une caméra (fibre optique), de diamètre inférieur à 1 cm qui permet de visualiser le tube digestif de l'anus jusqu'au caecum. Le plus souvent, elle est réalisée en ambulatoire, sous anesthésie générale. Le médecin vous informera des précautions et des risques éventuels.

Quels sont les symptômes du cancer colorectal ?
Les symptômes de début sont souvent très discrets et leur persistance doit faire l'objet d'une consultation.

La modification persistante du transit par rapport à l'habitude, que ce soit une diarrhée, une constipation ou l'alternance des deux.
Des douleurs abdominales.
La présence de sang dans les selles, des selles noires.
Une fatigue, un amaigrissement.
La découverte d’une anémie.
Ces signes ne traduisent pas toujours un cancer et peuvent être aussi les signes d'autres maladies.

Comment établit-on le diagnostic de cancer colorectal ?
C’est d’abord l’interrogatoire, avec un examen clinique, qui permet d'envisager la situation. Ensuite, le médecin peut prescrire une coloscopie. Cette exploration endoscopique du rectum et du côlon permet d'établir le diagnostic. Les prélèvements (ou biopsies) sont réalisés dans le même temps sur les zones anormales.

Le diagnostic de cancer ne pourra être ensuite affirmé que par l'analyse des échantillons prélevés, par un laboratoire d'anatomopathologie.

Parfois, le diagnostic formel de cancer colorectal n’est posé que lors de l’intervention chirurgicale : la tumeur extraite par le chirurgien est alors analysée pendant l’opération et surtout après l'opération, par le laboratoire d’anatomopathologie.

Le diagnostic du cancer du côlon est une étape cruciale qui va permettre de vous prescrire le traitement le plus efficace en fonction du type et du stade d’évolution. Plus le diagnostic est précoce, plus les chances de guérison sont grandes.

Le nombre de cas de cancer colorectal augmente avec l’avancée en âge. N’hésitez pas à consulter au moindre doute, en particulier si vous notez la présence de sang dans vos selles.

Cancer colorectal : suis je concernée(e) par une forme familiale ?

Le cancer colorectal peut survenir dans le cadre de formes familiales : il est alors plus fréquent dans ces familles. Des démarches particulières sont discutées et proposées avec les personnes potentiellement concernées.

 

Comment savoir si je suis concerné(e) par un risque familial de cancer colorectal ?
Votre risquede développer un cancer colorectal est augmenté si un membre de votre famille au premier degré (père, mère, frère, sœur, enfant) a souffert de cette maladie. 10 à 15 % des cancers colorectaux apparaissent chez des personnes dont la famille proche a connu plusieurs cas. Le risque est multiplié par deux à deux demi, si un membre de la famille a développé un cancer du côlon ou du rectum.

Dans cette situation, le dépistage passe par une coloscopie dès l’âge de 45 ans, ou 5 à 10 ans avant l’âge où le diagnostic de cancer chez le plus jeune de vos parents a été posé. Le rythme de surveillance sera ensuite déterminé en fonction des résultats de la coloscopie.

Votre gastroentérologue vous proposera peut-être une consultation d’oncogénétique, c'est-à-dire une étude de la prédisposition génétique au développement d'un cancer.

Cependant, la majorité des cancers colorectaux, dont on recense 40 000 cas par an en France, ne sont pas d'origine familiale, ce qui justifie le dépistage organisé qui a été mis en place dans notre pays, indépendamment de tout contexte familial.

Qu'est-ce que la polypose adénomateuse familiale ?
Il s’agit d’une maladie héréditaire due à une anomalie génétique qui entraine l’apparition, au niveau du côlon et du rectum, de tumeurs bénignes appelées adénomes ou polypes. Ces polypes apparaissent en très grand nombre vers l’âge de 10 à 12 ans et peuvent au fil du temps dégénérer en cancer, souvent avant l’âge de 40 ans. Un diagnostic précoce de cette maladie est souhaitable pour proposer un traitement adapté.
Comment établit-on le diagnostic de polypose ?
Une coloscopie permet de diagnostiquer une polypose.

Une enquête familiale et génétique identifie les personnes à risque. Les enquêtes génétiques sont réalisées dans le cadre de consultations spécialisées d’oncogénétique. L’étude des gènes nécessite une prise de sang.
 

Comment la maladie évolue-t-elle ?
Les polypes grossissent et peuvent entraîner des troubles digestifs : diarrhée (selles liquides et fréquentes), constipation, douleurs abdominales, voire saignements. Ces manifestations sont en général tardives.

D’autres pathologies peuvent, parfois, être associées à ces polypes intestinaux comme des kystes au niveau de la peau, ou des lésions de la rétine.

 

Quelle est la prise en charge d'un patient souffrant de polypose ?
Les personnes atteintes de polypose doivent être régulièrement suivies et surveillées dans un cadre médical approprié, afin de détecter le plus tôt possible l’apparition éventuelle d'un cancer colorectal. Cette surveillance consiste en une coloscopie, et une endoscopie digestive haute annuelle.

L'équipe médicale, propose, si besoin, une ablation du côlon ou du rectum à titre préventif, accompagnée d'un soutien psychologique.
 

Existe-t-il d’autres formes familiales de cancer colorectal ?
2 à 5 % des cancers colorectaux sont une maladie de Lynch, ou syndrome de Lynch, provoquée par une anomalie génétique susceptible de toucher plusieurs membres d’une même famille. Lorsqu'elle est présente, cette anomalie est transmise 1 fois sur 2 à chacun des enfants. L’existence de cette anomalie expose à un risque élevé de cancer colorectal. Les femmes porteuses de cette anomalie, ont également un risque de cancer de l’utérus plus élevé que celui de la population générale.

L’identification de cette maladie s’appuie sur l’histoire familiale et des analyses génétiques.

L'anomalie génétique à l'origine de la maladie de Lynch peut également provoquer d'autres types de cancer.

Que dois-je faire si un de mes parents souffre d’une maladie de Lynch ?
La première étape est de bénéficier d'une consultation d’oncogénétique, au cours de laquelle un médecin vous proposera une prise de sang pour savoir si vous êtes porteur de l’anomalie génétique identifiée dans votre famille et associée au syndrome de Lynch. Il vous proposera ensuite, si besoin, de mettre en place une surveillance.

Les personnes atteintes doivent être surveillées par coloscopie tous les deux ans, au plus tard à partir de l’âge de 20 ans, et subir une endoscopie digestive haute.

Un dépistage de lésions précancéreuses (surveillance) de l'endomètre est proposé aux femmes dans le cadre d'un suivi gynécologique annuel, dès l'âge de 30 ans.

Comment savoir si mes enfants sont concernés ?
Si un de vos parents (père ou mère) a développé une polypose ou une maladie de Lynch, vous devez bénéficier d'une consultation d'oncogénétique, afin de déterminer votre risque de cancer colorectal et d'adapter au mieux votre surveillance et celle de vos enfants.

La consultation d'oncogénétique nécessite la constitution d'un arbre généalogique recensant les cas de cancer dans votre famille et les âges au moment du diagnostic. Il est important de signaler quels membres de votre famille ont passé des coloscopies et si ces examens ont détecté des polypes. Si oui, il faudra préciser leur nombre, leur taille et leur type histologique.

Selon les résultats, votre médecin vous proposera un suivi et une prise en charge médicale

 

Existe-t-il un lien avec les maladies inflammatoires du côlon ?
Certaines maladies inflammatoires du côlon, la maladie de Crohn et la rectolite hémorragique, augmentent le risque de survenue d’un cancer colorectal. Cet accroissement est corrélé à la maladie et ses caractéristiques : ancienneté ou étendue des lésions, par exemple. Le suivi médical du patient est réalisé au cas par cas.

Il existe des formes familiales de cancer colorectal. Cependant, la grande majorité des patients atteints de cancer colorectal n’est pas dans cette situation.
A partir de 45 ans, une surveillance par coloscopie est recommandée à toutes les personnes dont un parent au premier degré (père, mère, frère, sœur, enfant) de moins de 65 ans a souffert d'un cancer colorectal, ou dont deux parents au premier degré ont été atteints, quel que soit l’âge. Cette surveillance est recommandée à 25 ou 30 ans, si l’un des parents au premier degré a été atteint à l’âge de 35 ans.

Cancer du testicule : je comprends sa découverte et son évolution

Le testicule est la glande sexuelle mâle qui assure deux fonctions : la reproduction (production de spermatozoïdes) et la production d’hormones sexuelles mâles (testostérone). Le cancer du testicule se rencontre surtout chez l’homme jeune.

 

Le cancer du testicule est-il fréquent ?
Le cancer du testicule est un cancer rare. Il représente 1 à 2 % des cancers de l’homme et 3,5 % des cancers qui sont traités en urologie.

On comptabilisait 2 202 nouveaux cas de cancers du testicule en 2005 à l’Angleterre  C’est la tumeur urologique la plus fréquente chez l’homme jeune (rare avant 15 ans et après 50 ans).

Le nombre de nouveaux cas est en augmentation dans tous les pays industrialisés.
 

 

Quels sont les facteurs de risque du cancer du testicule ?
Hérédité, pollution, alimentation…

Différents facteurs favorisants sont suspectés, sans qu’il y ait de véritables certitudes. À l’heure actuelle, seuls deux facteurs favorisants sont clairement identifiés :

L’absence de « descente testiculaire » avant l’âge de 6 ans (appelé cryptorchidie). En effet, le testicule doit se déplacer chez le petit garçon pour occuper sa place normale. Il est donc indispensable de vérifier que cette descente testiculaire a bien eu lieu. Si celle-ci ne se fait pas, il conviendra d’opérer l’enfant, si possible avant l’âge de 7 ans. Cette intervention d’abaissement testiculaire ne protège pas totalement du risque ultérieur de cancer du testicule, mais va faciliter la surveillance par la palpation régulière des testicules.
L’atrophie testiculaire ou testicule de petite taille (diminution du volume) après les oreillons ou un traumatisme

Est-ce que la vasectomie augmente le risque ?
Le cancer du testicule n’est pas favorisé par la vasectomie, intervention proposée chez l’homme dans un but contraceptif. Elle consiste à ligaturer le canal acheminant les spermatozoïdes du testicule vers la prostate et les vésicules séminales.
 

Comment découvre-t-on un cancer du testicule ?
Le plus souvent, c’est le patient lui-même qui remarque une masse dure, de volume variable, dans un testicule. « Un petit pois » enchâssé dans la glande, ou une volumineuse masse englobant tout le testicule. Cette masse doit alors être différenciée d’une tuméfaction épididymaire (l’épididyme « recouvre » le testicule), en général bénigne et d’origine infectieuse. Il existe souvent une sensation de lourdeur ou de tension, mais il est rare que la douleur constitue le symptôme révélateur. Très rarement, le cancer du testicule peut-être suspecté suite à une tension des seins en rapport avec la sécrétion, par la tumeur, d’une hormone particulière : l’Hormone Gonadotrophine Chorionique ou HCG.

Si le testicule est atrophique, c’est son augmentation de taille qui peut attirer l’attention.

Le cancer peut également être découvert au cours d’un bilan pour stérilité.

Enfin, la tumeur peut être révélée par une métastase : perception d’une masse dans le ventre ou palpation d’un ganglion. Un examen complet permettra de retrouver la tumeur primitive d'origine testiculaire.

Comment en fait-on le diagnostic ?
Classiquement, le diagnostic se fait devant une masse, dure et irrégulière au niveau des bourses, découverte lors de la palpation.

La douleur est rarement présente. Mais si la douleur existe, elle se situe au niveau des bourses, ou bien encore au niveau lombaire ou du flanc.

Une échographie des bourses permettra de confirmer le diagnostic de tumeur du testicule et de visualiser l’autre testicule.

Des examens complémentaires seront effectués dans le cadre d’un bilan d'extension(marqueurs tumoraux, scanner…).

Quel est le pronostic de ces cancers ?
Le pronostic du cancer du testicule est excellent, puisque le taux de guérison dépasse 90 - 95 %.

Les cancers d’emblée métastatiques sont en effet exceptionnels.